VULGARIZIT

Les canadiens se mobilisent pour faire tomber le Maire de Toronto, soupçonné de fumer du crack

Ivie 25 mai 2013 Société

– EPISODE 1 – Le maire de Toronto, Rob Ford, déjà connu pour ses multiples frasques, est cette fois accusé d’avoir fumé du crack en compagnie de dealers. Entre excès de vitesse et troubles à l’ordre public, cette nouvelle affaire, si elle s’avère véridique, est sur le point d’entacher définitivement sa crédibilité.

Une vidéo visionnée par 2 journalistes du Toronto Star et le rédacteur en chef du site Gawker, montrerait nettement le Maire une pipe à la main, en compagnie de dealers, s’emporter contre ceux qui pensent qu’il est de droite et  traiter le chef du Parti Libéral de « pédé ».

Afin d’acheter la vidéo aux dealers et de la mettre en ligne, les journalistes ont lancé l’idée d’un financement participatif. 200.000$ doivent être récoltés d’ici lundi soir.

La solidarité de milliers de personnes souhaitant voir tomber le Maire s’est mise en place puisque plus de 7.000 contributeurs ont déjà versé 169.609$.  Plusieurs contreparties sont proposés pour les participants : pour 5$, un livre retraçant les pires frasques du Maire est envoyé, pour 200$, c’est une édition limité d’une affiche de Rob Ford fumant du crack et pour 1.000$, un dîner avec l’équipe du site Gawker.

Après plusieurs jours de silence sur l’affaire, le Maire s’est exprimé en niant les faits sans grande conviction. Considéré comme un phénomène culturel, le Maire fait la joie des humoristes et déchaîne les réseaux sociaux.

Dénouement de l’épisode lundi 27 mai  à 23H59.

 

– EPISODE 2 –  Les 200.000$, nécessaires à l’achat de la présumée vidéo montrant Rob Ford fumant du crack, ont bien été récoltés.  Le seul problème étant que la vidéo a disparu. Le rédacteur en chef de Gawker, John Cook, à l’origine de l’affaire, a déclaré que celui qui détenait la vidéo polémique ne l’a plus en sa possession.

Suite à la révélation de l’existence de la vidéo, des journalistes du Toronto star ont eux aussi enquêté sur le sujet et auraient fourni trop d’informations compromettantes permettant d’identifier les sources.  En plus d’avoir indiqué le lieu où ils ont visionné la vidéo, ils ont également fourni des informations précises sur le physique et l’origine ethnique des personnes leur ayant montré la vidéo.  Craignant d’être repérés, ces intermédiaires ont préféré indiquer que la vidéo a disparu.

Malgré la démission de plusieurs de ses collaborateurs, Rob Ford continue à nier les faits et compte rester à son poste jusqu’à 2014 où il a l’intention de se représenter aux prochaines élections.

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