VULGARIZIT

Angleterre : Les services sociaux font une césarienne de force à une femme pour lui retirer son bébé

Ivie 2 décembre 2013 Société

L’été dernier, en Angleterre,  une femme italienne enceinte souffrant de troubles bipolaires a subit une césarienne de force afin que les services sociaux lui retirent l’enfant.

La femme, dont l’identité reste secrète, devait suivre une formation professionnelle de deux semaines dans l’Essex, en Angleterre. Logeant dans un hôtel de l’aéroport, elle eut une crise d’angoisse quand elle ne trouva plus les passeports de ses filles, qui étaient restées avec leur grand-mère en Italie. Elle appella la police qui arriva alors qu’elle était au téléphone avec sa mère. La police demanda à parler à la grand-mère qui expliqua que sa fille était probablement surexcitée parce qu’elle souffrait de troubles bipolaires et n’avait pas prit ses médicaments.

La police dit à la grand-mère qu’ils allaient emmener sa fille à l’hôpital pour s’assurer de la bonne santé du  fœtus . En arrivant, la femme constata qu’elle était dans un hôpital psychiatrique dont elle n’avait pas le droit de sortir.

Cinq semaines plus tard, elle fut sanglée de force et anesthésiée. Quand elle se réveilla, elle réalisa qu’on lui avait fait une césarienne et qu’on lui avait retirer son bébé. Elle ne fut pas autorisée à voir sa petite fille. Un juge de la Haute Cour avait donné l’autorisation aux services sociaux de procéder ainsi dans le but de retirer l’enfant à la mère.

En octobre, lors d’une audience avec un autre juge au cours de laquelle elle fut représentée par des avocats commis d’office, on lui indiqua qu’elle devait quitter le pays sans sa fille.

De retour en Italie, l’affaire prit de l’ampleur. Elle se lança dans une bataille juridique à l’aide d’avocats de trois pays et reprit ses médicaments. La Haute Cour de Rome exprima son indignation pour ce qui avait été fait à une citoyenne italienne résidant en Italie.

En février, lorsqu’elle fut reconvoquée en Angleterre, le juge admit que depuis qu’elle suivait régulièrement son traitement, la femme était une personne différente et vive mais comme il ne pouvait pas prédire les effets du traitement à long terme, il estima que l’enfant devait être proposé à l’adoption.

La loi britannique indique que lorsque c’est possible, les enfants devraient être adoptés par des membres de leur famille. Une solution fut alors proposée par son mari américain, dont elle est séparée à l’amiable et qui est le père de sa fille aînée. Soutenant son ex-compagne, il proposa que la fille soit adoptée par sa soeur qui est décrite par son avocat américain, comme une mère responsable. En Mars, les services sociaux ont refusé la demande qu’ils ont jugé inacceptable, en expliquant que la soeur ne partageait pas de lien de sang avec l’enfant. Ainsi, ils préfèrent que l’enfant vivent avec de parfaits inconnus plutôt qu’avec un « parent ».

La mère continue son combat. Elle est soutenue par le député John Hemming, qui compte amener l’affaire au Parlement, et par Brendan Fleming, redoutable avocat britannique, qui a déclaré ;  » Je n’ai jamais entendu parler d’une affaire similaire en quarante ans de carrière ».

 

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